La gamme Diablo du manufacturier Pirelli a effectué ses débuts en 2002. Depuis, de nombreux pneus à l’ADN sportif sont sortis des chaînes de fabrication du géant Italien. Le Pirelli Diablo Rosso est un pneumatique sportif à usage majoritaire sur la route. Nous avons testé le Pirelli Diablo Rosso 4, dernier né de la famille pour 2021.
Pour ces tours de roues, nous avons effectué une boucle dans le Vexin (95) sur des routes départementales principalement. Un itinéraire accompli sur des routes sèches, parfois poussiéreuses et au revêtement imparfait… Le Vexin quoi ! Pas suffisamment de virages longs et appuyés pour maltraiter les épaules du pneu malheureusement. Température ambiante de 25°C, mini, donc la montée en température était très rapide. Équipement de fabrication de gommes à petite échelle
Première remarque et non des moindres, nous avons commencé notre test avec des pneus 100% neufs. Cela ne rassure pas toujours, surtout quand le guide du jour s’appelle Serge Nuques ! Mais, tout aussi rapide qu’il est sur la route, Serge a également tenu un rythme avec beaucoup de sécurité. Les Pirelli Diablo Rosso 4 ont alors été rassurants, sans amorce particulière, hormis un ressenti d’adhérence faible en tout début de parcours et sur une vingtaine de kilomètres grand max. Après cela, ils offrent déjà un ressenti rassurant et l’envie d’attaquer est alors au rendez-vous. Pour autant, le niveau de performance des pneumatiques de la catégorie Supersport (c’est-à-dire les pneus sportifs polyvalents pour la route avant tout) est si élevé que déterminer leur vrai potentiel sur la route est devenu presque impossible.
Nous avons pu tout de même constater le profil du pneu, soit sa façon de se comporter lors de la mise sur l’angle. Le Diablo Rosso 4 n’accentue absolument pas la vivacité. Il ne « tombe pas » à la mise sur l’angle mais présente surtout une grande précision dans le placement. Avec cette monte, la KTM Duke 890 (une moto plutôt nerveuse de châssis) était très précise dans le placement en entrée de virage. Une fois le point de corde verrouillé par le regard, la moto le rejoignait avec beaucoup de précision, pile poil au millimètre ! En fait, nous avions déjà ce ressenti avec le Diablo Rosso 3 et c’est une caractéristique connue de la famille Diablo, qui hérite d’une conception sportive et très circuit. Ensuite, nous avons pu constater une certaine rigidité de la carcasse ; ça aussi, c’est connu chez Pirelli et le descriptif technique correspond à ce ressenti. On ne peut pas en attendre du confort donc sur les revêtements irréguliers. Pour la sécurité sur le mouillé annoncée en progression, ce sera pour une prochaine fois. Pour le meilleur ressenti sur l’angle maxi, également, ce sera pour un test ultérieur. Si des confrères ont été en mesure d’apprécier cela, ils peuvent taper à la porte d’équipes en WSBK…
Si la plupart des manufacturiers tiennent souvent le même discours lorsqu’ils présentent un nouveau pneu : »il chauffe plus vite, tient mieux sur le mouillé, dure plus longtemps… etc« . Pirelli a tenu un discours transparent lors de la présentation technique avec une volonté d’accentuer les performances sur le sec, sans chercher à gagner en confort ou en conservant une longévité au moins identique à celle du Diablo Rosso 3.
Le Pirelli Diablo Rosso III est toujours produit. Il passe en seconde ligne, avec un prix inférieur, environ 200 € TTC pour du 120/180. Le Diablo Rosso II est également encore produit, comptez environ 160/170 € TTC pour du 120/180. Un bon choix pour une moto qui a 10 ans ou pour celui qui revend sa moto par exemple.
Scellant à bande continue Ci dessous, les slides officiels de Pirelli, qui permettent de mieux comprendre la construction bi et tri gomme et les tailles disponibles.